Un coureur qui a mal au tendon d'Achille dès les premiers pas du matin. Une volleyeuse dont le genou se réveille à chaque réception de saut. Une joueuse de tennis qui ne serre plus sa raquette sans douleur au coude. Trois tendons, trois sports, et souvent la même première prescription : des tenues isométriques. Cinq fois 45 secondes, contre une charge lourde, sans bouger. Le patient tient, la douleur reste supportable, on avance.
Ce format a une histoire. Il vient d'un essai publié en 2015 par Ebonie Rio et son équipe, sur six volleyeurs atteints d'une tendinopathie rotulienne : après cinq tenues de 45 secondes, leur douleur était passée de 7 sur 10 à presque zéro. Le chiffre a marqué, et le format est resté. Les essais suivants ont été beaucoup moins nets, et c'est justement là que l'EMG de surface a quelque chose à apporter. Il ne mesure pas le tendon. Il montre quel muscle porte la tenue, s'il la porte jusqu'au bout, et comment cela change d'une tenue à l'autre. Voici comment l'intégrer, tendon par tendon, et ce qu'on peut en lire.
Ce que l'isométrie fait pour un tendon, et ce qu'elle ne promet pas
Dans l'essai de 2015, l'exercice était une extension de genou sur dynamomètre, genou fléchi à 60°, tenue à 70 % de la force maximale, avec 2 minutes de repos entre les tenues. L'effet antalgique était spectaculaire, mais sur six patients. Les essais suivants, plus grands, ne l'ont pas retrouvé : au tendon rotulien, une équipe indépendante qui a refait le même protocole a mesuré une baisse de 0,9 point, qui ne tenait plus 45 minutes plus tard ; au tendon d'Achille, un essai sur 91 patients n'a trouvé aucune baisse ; au coude, une tenue au-delà du seuil douloureux a même augmenté la douleur.
Les revues de synthèse vont dans le même sens. En 2020, Clifford et ses collègues ont réuni dix essais randomisés, tous tendons confondus : l'isométrie n'y fait pas mieux que le renforcement isotonique, ni tout de suite, ni dans les douze semaines qui suivent, et la réponse varie d'un patient à l'autre comme d'un tendon à l'autre. L'isométrie lourde reste une forme de charge bien tolérée, utile quand le travail dynamique fait mal. Son effet antalgique, lui, se vérifie chez chaque patient : il ne se promet pas.
Le format lui-même mérite d'être regardé de près. Cinq fois 45 secondes est une convention héritée de ce premier essai, reprise telle quelle ensuite : ni la durée, ni l'intensité, ni le repos n'ont été optimisés. Une étude de 2020 a obtenu le même effet avec 24 tenues de 10 secondes qu'avec 6 tenues de 40 secondes, à temps sous tension égal. Quant aux 2 minutes de repos, l'article d'origine les justifie par une référence d'entraînement en force, pas par une donnée sur le tendon. Nous les gardons, comme tous les essais : aucune étude n'a comparé deux durées de repos, et une tenue de 45 secondes à charge lourde fatigue déjà le muscle.
Le parcours d'une tendinopathie, et la place de l'EMG
Une tendinopathie n'a ni date de lésion ni calendrier post-opératoire : le parcours se règle sur la charge que le tendon tolère. Au premier bilan, la douleur limite ce que le patient peut faire, et c'est souvent le travail dynamique qui fait mal. L'isométrie trouve alors sa place, comme une façon de charger sans provoquer. La charge monte ensuite avec un renforcement lent et lourd, puis viennent les gestes rapides, sauts, course, changements de direction, avant le retour complet au sport.
L'EMG de surface s'intègre dès le premier bilan. Pendant la phase d'isométrie, il devient un outil de séance : chaque tenue se lit, et la dernière se compare à la première. Quand la charge monte, une tenue de contrôle refaite à l'identique en début de séance permet de suivre le patient d'une semaine à l'autre. Au retour au sport, il apporte une information en plus, mais ce sont les critères cliniques qui décident de la reprise.
Le raisonnement est le même pour tous les tendons. Ce qui change d'un tendon à l'autre, ce sont les muscles qu'on va chercher.
Les muscles à évaluer
L'EMG ne voit pas le tendon : il voit les muscles qui tirent dessus. Pour chaque tendon, on cherche donc le muscle qui doit porter la tenue, la cible, et quand c'est possible un voisin capable de la lui prendre, le témoin. Sur certains tendons, la littérature ne documente aucun témoin : on suit alors la cible seule, au fil de la tenue et d'un côté à l'autre. Choisissez le tendon :
1Gastrocnémien latéral
2Gastrocnémien médial3Soléaire- 1Gastrocnémien latéral, cible
- 2Gastrocnémien médial, témoin
- 3Soléaire, avec 4 capteurs
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Gastrocnémien latéral | Au tiers de la ligne entre la tête de la fibula et le talon | Cible : un déficit y est rapporté chez les patients |
| Gastrocnémien médial | Sur le relief le plus saillant du muscle | Témoin : le chef voisin |
| Soléaire | Aux deux tiers de la ligne entre le condyle médial du fémur et la malléole médiale | Avec 4 capteurs : il se lit genou fléchi |
Deux études trouvent le gastrocnémien latéral en retrait chez les patients : il prend une part plus faible de la force (Crouzier 2020), et sa fréquence de décharge ne monte pas quand l'effort augmente (Fernandes 2023). Pas de consensus pour autant : une autre équipe a trouvé le soléaire plus actif du côté atteint (Masood 2014). Genou fléchi, le signal des gastrocnémiens baisse, celui du soléaire non (Cresswell 1995).
1Vaste latéral2Vaste médial3Droit fémoral- 1Vaste latéral, cible
- 2Vaste médial, cible possible
- 3Droit fémoral, suivi dans l'essai de 2015
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Vaste latéral | Aux deux tiers de la ligne entre l'épine iliaque antérosupérieure et le bord latéral de la rotule | Cible : le chef du quadriceps dont l'EMG suit le mieux la force |
| Vaste médial | À 80 % de la ligne entre l'épine iliaque antérosupérieure et l'interligne du genou, en avant du ligament collatéral médial | Cible possible : le même chef des deux côtés |
| Droit fémoral | À mi-distance entre l'épine iliaque antérosupérieure et le bord supérieur de la rotule | Le chef suivi dans l'essai de 2015 |
Aucune signature EMG de surface n'a été démontrée chez le patient, et aucun muscle compensateur n'est documenté : les changements trouvés se situent au niveau du cortex et de la moelle. On suit donc un vaste, le même des deux côtés, sur toute la tenue. Le vaste latéral est le chef dont l'EMG suit le mieux la force (Alkner 2000) ; l'essai de 2015 suivait le droit fémoral, parce que ses fibres tendineuses sont les seules du quadriceps à passer devant la rotule.
1Sous-épineux2Deltoïde moyen3Deltoïde postérieur- 1Sous-épineux, cible
- 2Deltoïde moyen, témoin
- 3Deltoïde postérieur, autre témoin possible
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Sous-épineux | 4 cm sous l'épine de la scapula, à mi-largeur, parallèle à l'épine | Cible |
| Deltoïde moyen | Sur le relief le plus saillant, entre l'acromion et l'épicondyle latéral du coude | Témoin : il prend le dessus quand la charge est trop lourde |
| Deltoïde postérieur | Deux travers de doigt en arrière de l'angle de l'acromion | Autre témoin possible, utilisé pour isoler le sous-épineux en biofeedback |
En rotation externe, le sous-épineux prend sa plus grande part entre 10 et 40 % de la force maximale ; au-delà, chez des patients souffrant d'un conflit sous-acromial, c'est le deltoïde moyen qui est recruté plutôt que lui (Bitter 2007, Clisby 2008). Une isométrie à 70 %, héritée du genou, va donc à contre-courant à l'épaule : c'est le deltoïde qui dit quand la charge est trop lourde. Le deltoïde postérieur s'active avec le sous-épineux à faible charge, et une étude chez des sujets sains s'en est servie comme seuil de biofeedback (Lim 2014). Sous 10 % de la force maximale, le capteur de surface ne suit plus fidèlement le sous-épineux (Johnson 2011). Pour les compensations de la scapula, voyez notre article sur la rééducation de l'épaule.
1Extenseurs radiaux du carpe- 1Extenseurs radiaux du carpe, cible
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Extenseurs radiaux du carpe | Au tiers de la ligne entre l'épicondyle latéral et la styloïde radiale, sur le relief des extenseurs | Cible ; pas de témoin lisible sur l'avant-bras |
La cible est l'extenseur radial court du carpe, mais en surface on ne le sépare pas du long (Riek 2000) : le capteur enregistre les deux. Entre extenseurs voisins, environ la moitié du signal est commune (Mogk et Keir 2003), ce qui rend tout témoin sur l'avant-bras difficile à lire. On suit donc la cible et l'écart entre les deux côtés, en sachant que l'avant-bras sain est modifié lui aussi (Heales 2016). Et c'est au coude qu'une tenue au-dessus du seuil douloureux a augmenté la douleur : la charge reste sous ce seuil.
1Moyen fessier2Tenseur du fascia lata- 1Moyen fessier, cible
- 2Tenseur du fascia lata, témoin possible
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Moyen fessier | À mi-distance entre la crête iliaque et le grand trochanter | Cible |
| Tenseur du fascia lata | Sur la ligne entre l'épine iliaque antérosupérieure et le condyle latéral du fémur, dans son sixième supérieur | Témoin possible, sans compensation démontrée |
Le tenseur du fascia lata fait un témoin tentant, mais sa compensation n'est pas démontrée : chez les patients, il n'est ni plus actif à la marche (Ganderton 2017) ni plus volumineux (Cowan 2020). Chez les patients, le petit fessier n'a été enregistré qu'avec des électrodes intramusculaires. En surface, le moyen fessier est surestimé à faible intensité (Semciw 2014), et la position de tenue évite l'adduction de hanche, qui comprime le tendon (Clifford 2019).
2Biceps fémoral1Semi-tendineux- 1Semi-tendineux, cible
- 2Biceps fémoral, cible
| Muscle | Où poser le capteur | Son rôle dans l'évaluation |
|---|---|---|
| Semi-tendineux | À mi-distance entre la tubérosité ischiatique et le condyle médial du tibia | Cible, avec le biceps fémoral |
| Biceps fémoral | À mi-distance entre la tubérosité ischiatique et le condyle latéral du tibia | Cible ; aucun témoin documenté |
C'est le tendon le moins documenté : nous n'avons trouvé aucune étude qui enregistre l'EMG de surface chez ces patients, et l'essai publié en 2026 ne trouve aucune différence entre isométrie et isotonique sur la douleur (Rich 2026). On suit les deux muscles et l'écart entre les deux côtés. La compression contre l'ischion augmente avec la flexion de hanche, d'où une progression qui commence près de l'extension (Grimaldi 2024). Pour la répartition entre les deux muscles, voyez notre article sur les lésions des ischio-jambiers.
Vues de l'atlas 3D MyoLab, côté droit. En orange, les cibles ; en violet, les témoins.
Partir de la question clinique pour choisir son montage
Avant de poser le moindre capteur, il faut savoir ce qu'on cherche. C'est la question qui décide du montage, et le nombre de capteurs dont vous disposez décide de ce que vous pouvez lui demander en un seul enregistrement.
La première question est celle du relais : le bon muscle porte-t-il la tenue jusqu'au bout ? On place la cible et son témoin du même côté, sur le côté atteint. C'est la lecture la plus solide, parce que tout se lit sur le même côté, dans la même tenue. Elle suppose qu'un témoin existe : au tendon d'Achille, à la coiffe, et avec prudence au fessier.
La deuxième est celle de l'écart : le côté atteint tient-il comme le sain ? On place le même muscle des deux côtés, et le patient fait la même tenue, à la même charge, d'un côté puis de l'autre. À deux jambes en même temps, il peut reporter la charge sur le côté qui ne fait pas mal. Une réserve s'impose ici, propre aux tendinopathies : le côté sain est souvent touché lui aussi. Une méta-analyse a trouvé des déficits sensitifs et moteurs du côté non atteint chez des patients dont un seul tendon fait mal (Heales 2014). À la hanche, le côté sans douleur a 23 % de force d'abduction en moins que chez des sujets sains (Allison 2016) ; au coude, les muscles de l'avant-bras sont modifiés des deux côtés (Heales 2016). L'écart gauche-droite montre une différence entre deux côtés, pas un retour à la normale.
Avec quatre capteurs, plus besoin de choisir : la cible et le témoin des deux côtés répondent aux deux questions, sans repositionner les capteurs.
| Montage | La question | Les capteurs | La tenue |
|---|---|---|---|
| Le bon muscle porte-t-il la tenue ? | Cible + témoin, côté atteint (2 capteurs) | Côté atteint | |
| Le côté atteint tient-il comme le sain ? | Le même muscle des deux côtés (2 capteurs) | Un côté puis l'autre, même charge | |
| Les deux à la fois | Cible + témoin des deux côtés (4 capteurs) | Un côté puis l'autre, même charge |
En orange, la cible ; en violet, le témoin. Chaque bâtonnet est un membre.
Yielding ou overcoming : ce que le mode change à la lecture
Une isométrie peut se faire de deux façons. En yielding, le patient tient une charge qui cherche à faire bouger l'articulation : chaise contre le mur, leg extension chargé, tenue sur la pointe des pieds avec un lest. En overcoming, il pousse contre un obstacle fixe : une sangle, un mur, un dynamomètre. Les essais en tendinopathie ont utilisé les deux, et nous n'en avons trouvé aucun qui les compare. Sur la douleur, aucun mode ne sort gagnant.
Ce qui change, c'est ce que l'EMG permet de lire.
| Le mode | Ce qu'on connaît | Ce que l'EMG permet de lire |
|---|---|---|
| Yielding | La charge, qui se refait à l'identique | Le moment à produire est fixe : si la cible baisse alors que la position tient, un autre muscle a pris le relais |
| Overcoming, force à l'écran (dynamomètre, plateforme) | La force produite | Qui produit cette force : c'est le réglage des essais d'origine |
| Overcoming sans mesure de force | Rien sur l'effort | Une baisse peut venir d'un patient qui pousse moins, de la fatigue ou d'un relais : on ne sait pas lequel |
Un piège en overcoming : demander au patient de garder sa courbe EMG à un niveau constant. À force constante, l'amplitude monte avec la fatigue. Tenir l'EMG constant revient donc à laisser la force baisser au fil de la tenue.
Doser la charge sans viser 70 % sur la courbe
Dans les essais qui annoncent « 70 % de la force maximale », la force était mesurée au dynamomètre et affichée à l'écran. Sans dynamomètre, la tentation est de viser 70 % sur la courbe EMG. C'est une erreur, pour deux raisons.
- L'EMG et la force ne montent pas au même rythme. La relation dépend du muscle, et même du chef (graphique ci-dessous). Aux ischio-jambiers, l'EMG dépasse le pourcentage de force à tous les niveaux (Campy 2009).
- La fatigue fait monter l'EMG. Pendant une tenue sous-maximale, l'amplitude augmente à force constante, parce que de nouvelles unités motrices sont recrutées (Moritani 1986). Dès que le muscle fatigue, l'amplitude ne permet plus d'estimer ni l'activation ni la force (Dideriksen 2010).
La règle des essais de terrain est plus simple : la charge la plus lourde que le patient tient 45 secondes sans trembler, avec une douleur tolérable. Si ça tremble, si la douleur monte ou si le témoin passe devant la cible, on allège. Si la tenue est propre, on ajoute un peu la semaine suivante. L'effort perçu ne remplace pas ce réglage : au quadriceps, guidé par ses seules sensations, on se trompe sur la force qu'on produit (Pincivero 2003).
Lire une tenue de 45 secondes
Tenir 45 secondes à une charge lourde, c'est tenir en fatigue. D'après le modèle de Frey Law et Avin (2010), construit sur 194 publications, 45 secondes à 70 % de la force maximale dépassent le temps de tenue moyen prédit au genou, au coude et à l'épaule. La courbe va donc bouger pendant la tenue : il faut savoir ce qui est attendu et ce qui ne l'est pas.
| Ce que vous voyez | Ce que ça veut dire | Ce qu'on fait |
|---|---|---|
| La courbe monte doucement pendant la tenue | La fatigue recrute des unités motrices en plus (Moritani 1986). Ce n'est pas un meilleur muscle | Rien, c'est attendu |
| La cible baisse pendant que le témoin monte | Le travail passe à un voisin | On allège |
| Chaque tenue démarre plus haut que la précédente | La fatigue de la tenue d'avant n'est pas récupérée | Plus de repos, ou une charge plus légère |
Ce qui se compare d'une tenue à l'autre, et d'une séance à l'autre, ce sont les premières secondes de chaque tenue et la répartition entre la cible et le témoin. La pente pendant la tenue se lit comme un signe de fatigue, pas comme un signe de qualité.
Faut-il montrer la courbe au patient ? À l'épaule, le biofeedback EMG change la répartition entre les muscles pendant la séance (Huang 2013), mais il ne réduit pas davantage la douleur (Kamonseki 2021, cinq essais). Sur les autres tendons, nous n'avons trouvé aucun essai. Écran tourné vers lui, le patient peut garder le bon muscle dans la tenue ; ce n'est pas un antalgique pour autant.
Ces protocoles sont directement accessibles depuis l'application MyoCare.
Pas encore équipé ?
Réserver ma démoUne séance type
Une fois les capteurs posés, ils ne bougent plus jusqu'à la fin des cinq tenues : c'est ce qui rend la première et la dernière directement comparables.
- Poser les capteurs avant de charger : la cible et son témoin côté atteint, ou le même muscle des deux côtés.
- Noter la douleur avant de commencer, puis régler la charge : la plus lourde tenue 45 secondes sans trembler.
- Cinq tenues de 45 secondes, 2 minutes de repos, sans décoller les capteurs entre les tenues.
- Lire chaque tenue, pas la moyenne de la séance : la dernière contre la première, le départ de chaque tenue, la cible contre le témoin.
- Noter la douleur après, et ajuster la charge de la séance suivante.
D'une séance à l'autre, ne comparez pas les millivolts bruts : reposer un capteur suffit à faire varier l'amplitude d'environ 25 % (voir Le biais de positionnement des électrodes). Ce qui se compare, c'est la charge tenue avec la même répartition entre la cible et le témoin, ou la répartition à charge égale.
Lire sans norme
Il n'existe pas de valeur de référence pour ces muscles pendant une tenue de 45 secondes, et dans une tendinopathie le côté sain n'en est pas une non plus. La référence, c'est le patient lui-même : sa première tenue contre sa dernière, la cible contre le témoin, la tenue de contrôle d'une semaine contre celle de la semaine d'avant.
L'EMG ne dit rien de l'état du tendon, ni de la douleur acceptable, ni du moment de reprendre. Il montre quel muscle porte la charge, et si cela change. Ce que cela signifie pour ce patient, à ce stade, reste l'affaire du praticien : l'EMG informe, les critères cliniques décident.
Sources : Rio E et al., Br J Sports Med 2015 (PubMed 25979840) ; Holden S et al., J Sci Med Sport 2020 (31735531) ; van der Vlist AC et al., Scand J Med Sci Sports 2020 (32474979) ; Coombes BK et al., Clin J Pain 2016 (26889612) ; Clifford C et al., BMJ Open Sport Exerc Med 2020 (32818059) ; Pearson SJ et al., Clin J Sport Med 2020 (30095504) ; Rio E, thèse, Monash University 2015 (règle de charge des essais de terrain) ; Crouzier M et al., Med Sci Sports Exerc 2020 (31770119) ; Fernandes GL et al., Eur J Appl Physiol 2023 (36418751) ; Masood T et al., Clin Biomech 2014 (24713192) ; Cresswell AG et al., 1995 (7498381) ; Alkner BA et al., Med Sci Sports Exerc 2000 (10694132) ; Bitter NL et al., J Shoulder Elbow Surg 2007 (17560805) ; Clisby EF et al., J Shoulder Elbow Surg 2008 (18162415) ; Lim OB et al., J Hum Kinet 2014 (25713668) ; Johnson VL et al., J Electromyogr Kinesiol 2011 (20884227) ; Riek S et al., J Electromyogr Kinesiol 2000 (10969198) ; Mogk JP, Keir PJ, J Electromyogr Kinesiol 2003 (12488088) ; Heales LJ et al., Scand J Med Sci Sports 2016 (26620314) et Br J Sports Med 2014 (24144533) ; Ganderton C et al., 2017 (28171786) ; Cowan RM et al., Clin Anat 2020 (31689358) ; Semciw AI et al., 2014 (25245248) ; Clifford C et al., BMJ Open Sport Exerc Med 2019 (31673402) ; Rich ALF et al., Clin J Sport Med 2026 (42234473) ; Grimaldi A et al., Rheumatol Adv Pract 2024 (38601140) ; Allison K et al., Med Sci Sports Exerc 2016 (26418561) ; Pincivero DM et al., 1999 (10076761) et 2003 (12586521) ; Campy RM et al., 2009 (19812509) ; Moritani T et al., J Appl Physiol 1986 (3700300) ; Dideriksen JL et al., Philos Trans A 2010 (20439272) ; Frey Law LA, Avin KG, Ergonomics 2010 (20069487) ; Huang HY et al., J Electromyogr Kinesiol 2013 (23123099) ; Kamonseki DH et al., Clin Rehabil 2021 (33517777) ; sites de pose : SENIAM (Hermens et al., J Electromyogr Kinesiol, 2000). Pour aller plus loin : Le biais de positionnement des électrodes.
